La propolis : bienfaits, utilisation et récolte [guide complet]

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La propolis est un produit de la ruche fabriqué par les abeilles, il s’agit bien d’un élément transformé et non brut. Elle est issue de la résine végétale ainsi que de la cire. Elle joue un rôle important dans la protection de la ruche étant donné qu’elle agit en tant que mortier et anti-infectieux.

D’où vient la propolis ?

La propolis provient de la fine pellicule résineuse qui recouvre les bourgeons des bouleaux, des aulnes, des marronniers d’Inde, des chênes, des peupliers, des saules et des écorces d’épicéa. L’abeille en découpe des fragments à l’aide de ses mandibules aux premiers jours du printemps et de l’automne et les transporte à l’aide de ses pattes postérieures (comme le pollen) pour les ramener à la ruche.

De retour à la ruche, les ouvrières la mélangent à leurs sécrétions salivaires ainsi qu’à de la cire dans des proportions variables. Il ne s’agit donc pas d’une substance produite à proprement parler par l’abeille.

Composition de la propolis

La propolis possède environ 150 constituants différents. Parmi eux on trouve notamment la vitamine A, la vitamine B, des acides aminés et de nombreux oligo-éléments répartis en : résines et baumes, cire, huiles essentielles, pollen et divers.

Les éléments thérapeutiques les plus intéressants tels que les flavonoïdes sont récupérés en dissolvant des morceaux de pâte de propolis dans de l’alcool pharmaceutique.

Comment est récoltée la propolis ?

Pour  l’apiculteur, l’affaire est assez délicate. En effet, la propolis constitue une colle puissante qui entoure les cadres ainsi que la jointure des hausses. Lorsqu’il ouvre la ruche, il doit donc veiller à décoller les divers éléments avec précaution afin de ne pas les abîmer. 

Sous l’effet de la chaleur, la propolis devient encore plus visqueuse et collante, il est donc préférable que l’apiculteur la récolte par temps froid en grattant, lorsqu’elle est dure et friable. Il faut ensuite la trier avec soin pour en éliminer toutes les impuretés. Il existe un système de récolte bien moins laborieux : une grille spéciale constituée de nombreux interstices est placée au-dessus des cadres, les abeilles entreprennent alors de colmater tous les trous avec la propolis.

Il ne reste alors plus qu’à retirer le cadre et le placer au congélateur. Quelques heures plus tard, les morceaux de propolis tomberont aisément de la grille. On peut récolter entre 100 et 300 grammes de propolis par ruche et par an. Celle-ci est généralement vendue en laboratoires spécialisés qui se chargent de la transformer à des fins médicales ou cosmétiques.

Un antibiotique naturel ?

Les propriétés antibactériennes, antifongiques et antiseptiques de la propolis ne sont plus à prouver. En effet, ses propriétés bacteriostatiques lui confèrent un large spectre d’action. Des antibiogrammes comparés ont montré qu’elle agissait aussi bien que les antibiotiques chimiques sur les streptocoques, staphylocoques, bacilles, protéus, salmonelles ainsi que sur helicobacter pylori, cette bactérie tristement connue pour être responsable de l’ulcère gastro-duodénal.

La propolis est une véritable barrière de protection universelle. Preuve en est : la ruche est un espace clos de 50 litres, abritant des milliers d’individus, dans un taux d’humidité de 70% et une forte teneur en sucre, à une température oscillant entre 35 et 38° ; en d’autres termes, un véritable bouillon de culture potentiel. Il n’en est pourtant rien et ce grâce à la propolis notamment.

A quoi sert la propolis pour les abeilles ?

L’espèce de mastic formé est utilisée par les abeilles pour enduire les parois, fixer les éléments qui bougent, sceller les joints, boucher les fissures, interdire l’accès à la ruche aux gros prédateurs  ou réduire la taille du trou de vol lorsqu’il fait froid.

Le sol et les alvéoles qui recevront les œufs, le miel ou le pollen sont enduits de propolis. Si de gros prédateurs tels que les lézards ou les souris sont tout de même parvenus à s’introduire dans la ruche et ont été tués, un problème d’évacuation se pose pour les abeilles. Leurs cadavres sont trop lourds pour elles et les exposent à un risque de contamination à cause de la putréfaction.

La propolis servira alors à « momifier » les cadavres de prédateurs ; ils seront embaumés à la manière des pharaons et parfaitement conservés en l’état. La propolis est donc, en quelque sorte, le bouclier de la ruche.

Et pour les Hommes ?

Il semblerait que les propriétés antimicrobiennes de la propolis soient dues au fait qu’elle bloque la division cellulaire et détruit la paroi de la cellule bactérienne. Elle exerce une puissante action antivirale contre la grippe et les maladies de la sphère ORL.

Elle est également redoutable contre l’herpès, l’hépatite B et le zona. Elle possède des vertus anesthésiantes locales 3 fois plus puissantes que les anesthésiques habituels, soulageant ainsi efficacement les piqures d’insectes par exemple.

On peut citer également les brûlures, les eczémas, les champignons pathogènes, les affections buccales, oculaires et respiratoire dans son champ d’action. Elle est antioxydante grâce à ses flavonoïdes qui piègent les radicaux libres (responsables du vieillissement de nos cellules) permettant une grande capacité de renouvellement cellulaire.

Son action régénératrice est capable de pénétrer jusqu’au tissu hépatique et même osseux.

Comment utiliser la propolis ?

La propolis existe sous forme de granules, pâte à mâcher, poudre, gélules, aérosol, ovules, suppositoires, pommades, onguents, lotions, dentifrices, extrait mou ou dur ou encore teinture officinale. On peut également en faire du propomiel (mélange de miel et de propolis pour conjuguer les effets) lorsqu’elle se trouve sous forme de teinture-mère.

Il existe différents types de propolis possédant leurs spécificités biochimiques propres. Un classement par couleur est couramment utilisé, donnant à chacun leur orientation thérapeutique : la brune est plus antibactérienne, la rouge est plus antivirale et la verte, plus anticancéreuse.

La posologie est de 3 grammes par jour en 3 prises avant les repas. Lorsqu’elle est en granules ou en poudre, on peut la prendre avec un peu d’eau et la laisser quelques minutes sous la langue. L’aérosol doit être pressurisé en fond de gorge après les repas.

L’application locale de la teinture officinale peut se faire par tamponnement, badigeonnage, gargarisme ou inhalation. Par voie interne, on la prendra sur un morceau de pain ou diluée dans de l’eau à raison de 20 à 40 gouttes 3 fois par jour.

Pour la pâte à mâcher, une sensation de chaleur et de picotement ressentie dès les premières minutes de mastication doit vous faire cesser et reprendre une heure plus tard.

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Auteur : Naïm Hanane

Infirmier Diplômé D’Etat (I.D.E) / Praticien en ventouses (Hijama) / Blogger et intervenant sur le site Miel et vertus.