Le secret du miel face au diabète

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Les bienfaits du miel sont très nombreux, tout comme ses vertus très souvent mises à profit face à des affections physiologiques légères, en cosmétique notamment, ou plus lourdes comme vu lors d’un précédent article, avec son effet cicatrisant et bactéricide face aux plaies ou autre brûlures.

Le miel est également un allié dans la prévention et l’accompagnement du diabète, notamment grâce à l’index glycémique bas de certaines de ses variétés, et offre une excellente alternative au sucre raffiné pour édulcorer nos mets.

Nous avons traité le sujet du diabète et du miel de manière générale dans des articles concernant le miel d’acacia et le diabète mais aussi dans d’autres articles qui arrivent. Voyons désormais en détails les secrets du miels face au diabète.

Rappels d’anatomie et de physiologie

Le système endocrinien est constitué de diverses glandes. Parmi elles, le pancréas qui est une petite glande digestive. Elle est dite glande mixte, c’est-à-dire ayant une fonction exocrine (production d’une enzyme digestive) et endocrine (production d’hormones).

Cette même glande a une action de régulation de la glycémie à travers ses cellules Alpha et Béta qui sécrètent respectivement du glucagon (hyperglycémiant) et de l’insuline (hypoglycémiant). Le dérèglement fonctionnel de ces dernières peut mener à une pathologie bien connue et non moins grave qui est le diabète.

Le diabète : qu’est-ce que c’est au juste ?

Le diabète sucré est un trouble métabolique caractérisé par la présence d’une hyperglycémie attribuable à un défaut de la sécrétion d’insuline et/ou de l’action de l’insuline. On parle d’hyperglycémie quand la glycémie (taux de sucre dans le sang) est trop élevée par rapport aux besoins de l’organisme.

L’hypoglycémie se définie quant à elle par une glycémie trop faible. Pour réguler ce taux de glycémie, divers traitements existent comme le suivi d’une insulinothérapie, ainsi qu’une diététique mise en place avec la consommation de produits à faible indice glycémique. Il existe 2 types de diabètes connu du grand public : le diabète de type 1 qui est une maladie auto-immune, insulinodépendant (DID) concernant 10% des cas en France, et le diabète de type 2, insulino résistant au niveau des cellules hépatiques, musculaires et adipeuses.

Le diabète le plus commun en France est le diabète dit de « type 2 ». En effet, plus de 90% des personnes diabétiques sont atteintes par ce type de diabète. Celui-ci est défini comme étant  l’inefficacité de l’insuline qui fait obstacle à la pénétration cellulaire et qui stock du glucose dans l’organisme. Il atteint les personnes de manière progressive, autour de 40 ans, à cause de facteurs totalement exogènes, malgré un possible terrain familiale et des prédispositions héréditaires, comme des facteurs de risque liés au mode de vie ou encore, des facteurs secondaires à une maladie induisant une insulino-résistance.

De ce fait, l’organisme est surchargé en glucose, ce qui mène à des pathologies comme l’obésité, ou autres maladies cardiovasculaires.

L’index glycémique, qu’est-ce que c’est ?

L’index glycémique (IG) est un index qui sert à mesurer l’impact des sucres d’un aliment sur la glycémie (taux de glucose dans le sang dont la normale se situe autour de 1g/l grâce à l’insuline). Il est clairement démontré que la consommation d’aliments riches en sucres et dont l’IG est élevé, est lié à la prise de poids et à l’apparition de maladies chroniques comme le diabète de type 2 ou l’infarctus du myocarde. On parle d’IG faible lorsqu’il est inférieur à 55.

Le miel peut-il se substituer au sucre raffiné ?

Vous l’aurez compris, vivant dans un pays développé, au sein d’une société de consommation où les produits riches en sucres remplissent les rayons des supermarchés, nous nous devons de limiter les excès afin de préserver notre santé ô combien importante.

Cela passe d’abord par une révision de nos habitudes de consommation mais également par une rééducation de notre palais, afin de le déshabituer au goût du sucre raffiné. Ce dernier est tellement intense et présent en quantité tellement importante dans les produits manufacturés qu’il en vient à nous faire considérer des aliments sucrés naturellement comme trop fades.

Faites donc le test, un sevrage d’une semaine du sucre raffiné suffit à nous faire apprécier à nouveau des arômes plus subtils comme ceux du miel. Après une période de sevrage plus importante, le goût d’un soda ou l’idée de finir cette pâtisserie qu’on vous a proposé vous rebutera.

L’importance de choisir un miel à faible l’index glycémique ?

Selon certaines idées reçues, un taux élevé de glucose dans un produit est systématiquement synonyme d’index glycémique élevé, ceci est effectivement vrai si on se réfère aux produits contenant des sucres raffinés, industriels. En revanche pour certains miels, plus la teneur en fructose est élevée, plus son IG est bas.

Quels sont les miels les plus indiqués ?

Les miels les plus appropriés seront donc les miels à l’IG le plus bas. Parmi eux on trouve le miel de tilleul dont l’IG est de 49, le miel de châtaignier, le miel d’acacia ainsi que le miel de bruyère pour qui l’IG est de 53. Certaines études tendent d’ailleurs à montrer que la consommation de miel liquide (comme le miel d’acacia) pourrait abaisser la glycémie à jeun de patients atteint d’un diabète de type 2.

Contre-indications ?

Les patients dont le diabète n’est pas équilibré, ou est accompagné de nombreuses complications comme les affections vasculaires ou cardiovasculaires, les maladies endocriniennes comme l’hypothyroïdie, et la dyslipidémie notamment.

Il est d’ailleurs nécessaire de souligner l’importance d’avoir un suivi médical régulier et assidu dans ce type d’affections en plus d’une hygiène diététique des plus soigneuses pour limiter les risques de complications plus ou moins connues comme les rétinopathies diabétiques, les atteintes rénales ou neurologiques, ou encore les atteintes vasculaires.

Comment prendre ce miel et l’intégrer à vos repas ?

Certains réflexes simples suffiront à limiter votre consommation de sucre raffiné pour prévenir les maladies telles que le diabète, tout en vous garantissant d’agréables saveurs, sans vous priver de vos instants gourmands.

Remplacer le sucre en poudre par un peu de miel dans vos boissons chaudes, salades de fruits ou vos yaourts natures est à votre portée, de même que substituer le morceau de sucre qui servira à corriger l’acidité d’une sauce tomate par une cuillère à café de ce délicieux nectar. Le matin comme au goûter des enfants, pourquoi ne pas découvrir en famille tous les arômes qu’offrent les miels, sur les tartines, à la place de l’éternelle confiture ou de la pâte à tartiner qu’on connaît bien.

Eveillez vos papilles, le choix est vaste et les saveurs très variées d’un miel à un autre. Le pain d’épice est une succulente douceur qui ne contient pas un gramme de sucre mais uniquement du miel (le choix de ce dernier est laissé à votre discrétion), il peut faire office de goûter ou, grillé, remplacer le pain de mie blanc, riche en glucides, pour vos canapés, toast etc.

Pour toutes vos pâtes faites maison type brioches, beignets, baguettes, la quantité de sucre utilisée pour activer la levure peut être substituée par du miel très aisément. Les farines complètes et le miel permettent de préparer des pains très intéressants sur le plan nutritionnel et bien moins riches en glucides simples. Sachez également que le miel se marie à merveille avec le fromage, notamment le fromage de chèvre.

Mesures hygiéno-diététiques 

Chaque personne diabétique ou non se doit de faire des efforts en suivant des principes thérapeutiques précis pour, soit, réguler l’évolution de sa pathologie, soit éviter de devenir malade. Pour ce faire, certaines mesures, en plus de la consommation de miel à faible IG pour remplacer les sucres industriels sont à suivre.

Tout d’abord une alimentation saine ; évitant les produits manufacturés riches en sucres raffinés, accompagnée d’une activité physique qui pourra être évolutive en fonction de chaque personne. S‘hydrater à hauteur d’1,5l par jour est également primordial.

Le diabétique se devra de suivre un traitement antidiabétique en corrélation avec les prescriptions médicales en lien, en fonction de la situation. En somme, le miel peut donc s’avérer être une bonne alternative pour changer ses habitudes et se reprendre en main tout en gardant un plaisir gustatif.

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Auteur : Naïm Hanane

Infirmier Diplômé D’Etat (I.D.E) / Praticien en ventouses (Hijama) / Blogger et intervenant sur le site Miel et vertus.